Une consommation de terres agricoles qui ne se dément pas, voire s’accélère
L’analyse de l’évolution de l’urbanisation de 1996 à 2004 et sa comparaison à la période précédente (1971/1996) montre une accentuation de la consommation de terres agricoles. Le nombre d’hectares agricoles consommés sur les deux périodes est passé de 68 à 78 par an.
Consommation de terres agricoles
1971/1996
1996/2004
Terres cultivées
-121,7
-623,59
Prairies
-1 574,9
3,6
Total
-1 696,6
-619,99
La diminution des terres cultivées sert essentiellement à l’urbanisation et dans une proportion marginale, bien qu’en hausse, à la création d’espaces naturels (notamment par le développement de boisements). Face à cela, les agriculteurs se sentent démunis et exposés à une pression sur laquelle ils n’ont pas de prise. Ils demandent une stabilisation de lavocation du sol sur une période minimale de 20 ans afin de sécuriser leurs investissements. La place des jeunes dans l’économie agricole de demain est posée. D’autant que la génération du baby-boom arrive à l’âge de la retraite et que l’installation d’un jeune agriculteur n’est envisageable qu’en multipliant par deux la surface de l’exploitation par rapport à la génération précédente.
Dans laquelle l’habitat et les espaces ruraux ont un rôle prédominant Cette accélération s’explique essentiellement par le développement de l’habitat qui constitue les 2/3 de l’occupation des sols urbanisés en 2004 et 50 % de l’espace urbanisé entre 1996 et 2004. Entre 1996 et 2004, ce sont214 hectares qui ont été consommés sur la CUA urbaine (27ha/an) et 159 hectares (20h/an) sur sa partie rurale. En 2007, le bilan du Schéma Directeur met en évidence un reste à consommer par rapport aux zones prévues à l’urbanisation de l’ordre de[1] : û333 hectares pour l’habitat û331 hectares pour les activités.
Et pose peu à peu la question de la place de l’agriculture arrageoise au regard des autres activités du territoire ... En inversant le regard, on peut estimer qu’1 hectare agricole urbanisé équivaut à laperte de100 quintaux de blé. Cette donnée repositionne l’agriculture comme une activité économique à part entière (ce qu’elle est). Elle représente 250 emplois nets (nombre de chefs d’exploitation), soit l’équivalent d’une industrie comme Hawker. Ceci sans compter les emplois familiaux, les salariés, les emplois induits (entreprises de travaux agricoles,…). Or il ne s’agit pas d’une activité hors sol
… Et de la maîtrise de l’urbanisation De plus, les agriculteurs en appellent à des prescriptions pour un urbanisme raisonné. Le gaspis d’espace est souligné dans les aménagements urbains qu’il s’agisse d’infrastructures, d’activités économiques ou d’habitat. Ils souhaitent, d’ailleurs, que le périmètre du SCoT soit couvert par des documents d’urbanisme.